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Des panneaux solaires pour éviter la pénurie d’électricité cet hiver ?

Lena Meric & Apolline Joly

Publié le 15 mai 2023

pénurie d'électricité panneaux solaires

De nombreux personnages publiques, telles qu’Emmanuel Macron ou Elisabeth Borne prennent la parole sur le sujet de l’approvisionnement de l’électricité en France.  Dans l’émission Quotidien sur la chaîne TMC, Elisabeth Borne s’exprime sur le fait qu’il pourrait « y avoir des moments où s’il fait très froid il peut y avoir un problème sur l’approvisionnement » pour les particuliers. Le prix de l’électricité augmente de manière constante et la crainte d’une facture qui explose est très présente.

Dans cet article :

  • Pourquoi y-a-t-il un risque de pénurie d’électricité cet hiver ?
  • Risque-t-on vraiment des coupures d’électricités en France cet hiver ?
  • Comment ne pas être impacter et tendre à réduire sa facture d’électricité ?

 

Pourquoi y-a-t-il un risque de pénurie d’électricité cet hiver ?

Les derniers bilans prévisionnels de RTE indiquent un risque de manque de capacité de production électrique pour l’hiver prochain.

Entre janvier et juillet 2022, le prix du kWh est passé de 81,08 euros à 526,9 euros. Il a été multiplié par 7. Le contexte géopolitique entre la Russie et l’Ukraine joue un rôle primordial dans la hausse des tarifs du gaz et de l’électricité.

Ce n’est pas la seule cause. En effet, on constate une production électrique défaillante.

 

Une partie du parc nucléaire français est immobilisé

En France, de nombreuses centrales nucléaires ont fermées.

  • Maintenance du parc nucléaire - notamment pour des problèmes de corrosion découverts en octobre 2021 touchant plusieurs sites. Mais également à cause de l’épidémie de covid, de nombreuses maintenances ont été décalées
  • Visites décennales - qui consistent à contrôler chaque élément du réacteur, qui immobilisent les réacteurs
  • Arrêt de certaines centrales nucléaires - des arrêts pour recharger le combustible nucléaire

En septembre 2022, 28/56 réacteurs nucléaires étaient à l’arrêt. « Il y a seulement moins de 50 % des réacteurs qui sont aujourd’hui disponibles, ce qui est assez exceptionnel » précise Thomas Véron, directeur marketing de Selectra. Effectivement, puisqu’habituellement, le nucléaire fournit 70% de la production électrique.

À la suite du Conseil de Défense en France, la ministre de la Transition Énergétique Agnès Pannier-Runacher affirme qu’EDF s’était « engagé à redémarrer tous les réacteurs pour cet hiver ». En effet selon les projections d’EDF, 27 réacteurs ont redémarré à fin décembre.

Les énergies renouvelables sont encore trop peu déployées en France

Le déploiement des sources d’énergies vertes (solaire, éolien, hydraulique…) s’accélère depuis quelques années.

➡️ Malgré tout, ce n’est pas suffisant pour amortir les baisses de production provoquées par l’arrêt des sources fossiles et des problèmes actuels de l’énergie nucléaire.

De plus, le contexte de la transition énergétique implique d’importants investissements pour développer les énergies renouvelables. En 2020, la dépense publique de la France pour les activités de recherche et développement (R&D) en énergie s’est élevée à 1 525 millions d’euros. Soit une progression de 11% par rapport à l’année précédente

Selon Tecsol « L’accélération nécessaire à une transition énergétique et écologique réussie doit avoir lieu d’ici 2025 comme l’a rappelé le dernier rapport du GIEC. Or si rien n’est fait rapidement, ces trois années critiques pourraient au contraire débuter par un « trou d’air » majeur dans le développement des énergies renouvelables. »

Le prix de l’énergie importée a augmenté

Pour amortir les baisses de production, la France importe davantage d’électricité en provenance de pays étrangers :

  • Entre août et septembre 2021, le volume d’électricité importé s’élève à 1 406 MW, contre 9 641 MW d’électricité exporté. Cela signifie que la France exporté presque 7 fois plus de l’électricité qu’elle a importé.
  • Entre août et septembre 2022, le volume d’électricité importé est de 9 341 MW, l’équivalent du volume exporté l’année précédente. Et presque 7x le volume d’électricité importé l’année précédente.

Cela s’explique par différentes causes, notamment les conflits géopolitiques qui ont ralenti les importations en Europe. De plus, le prix du gaz a considérablement augmenté puisque l’Europe dépendait en partie de celui en provenance de la Russie.

 

Pourquoi dit-on que le prix de l’électricité dépend de celui du gaz ?

La part du gaz et du pétrole dans la production électrique française est de l’ordre de 7% et en Europe c’est de l’ordre de 20%.

Le prix de l’électricité dépend du prix de la dernière centrale marginale appelée à fonctionner ou en fonctionnement à ce moment-là. Par exemple, si une centrale à gaz fournit 1% de l’électricité du réseau, le coût de production de cette dernière sera appliqué à 100% de cette électricité sur le marché de gros.  Dès qu’une centrale à gaz est appelée en production, son coût de production s’applique mécaniquement à l’ensemble de l’électricité produite sur le réseau interconnecté européen.

 

La consommation d’électricité a fortement augmenté post covid, ce qui impacte aussi le prix de l'énergie

Bien qu’il y ait une tendance à l’économie d’énergie, la reprise économique, la croissance démographique et le développement des véhicules électriques impactent les besoins en électricité.

 

Quels sont les risques de coupures d'électricité en France l'hiver ?

Il faut savoir que le réseau électrique est chaque année plus stable. Selon la source RTE, en 2020, le temps de coupure moyen des clients du réseau est de 3,4 minutes.

Comme on peut le voir dans le schéma ci-dessous, extrait du rapport RTE (Réseau de Transport d’Electricité), la globalité des fréquences de coupure d’électricité (coupures brèves et coupures longues) diminue chaque année depuis les années 2000.

Si vraiment il devait y avoir un manque au niveau du réseau (ce qui est très peu probable), des mesures sont prévues à cet effet.

➡️ L’arrêté du 5 juillet 1990, prévoit l’autorisation de couper l’électricité en cas de tension sur les réseaux. On parle de « délestage ». Le délestage permet d’éviter un black-out (une panne généralisée et incontrôlée en cas de tension entre l’offre et la demande).

➡️ Contrairement au black-out, le délestage est une coupure maîtrisée et temporaire permettant de soulager le réseau en cas de trop fortes tensions, et ainsi d’éviter des pannes généralisées.

Les usagers sensibles tels que les hôpitaux, les cliniques, les laboratoires, la Défense Nationale, les installations d’éclairage de la voie publique pour la sécurité, les industries à risque, etc., ne sont pas concernés par cette mesure.

 

Comment réduire la consommation d'énergie de son foyer ?

 

Les énergies renouvelables constituent une solution pour renforcer notre sécurité d’approvisionnement, et de nombreux pays comme l’Allemagne l’ont déjà compris.

Produire son énergie avec des panneaux photovoltaïques

  • Produire une énergie propre et renouvelable : elle vient de votre toit, de votre jardin ou de votre pergola
  • Economiser sur votre facture d’électricité, grâce à l’optimisation et au pilotagede votre installation solaire
  • Augmenter son indépendance vis-à-vis du réseau
  • Anticiper les fortes augmentations du prix de l’énergie

 Souscrire une offre à tarification dynamique (proposée par la RTE)

Le deuxième moyen de réduire sa facture d’électricité est de souscrire à une offre à tarification dynamique. Le but est d’inciter les consommateurs à décaler leur consommation électrique au sein d’une journée grâce à des tarifs attractifs.

Selon Capital, « ces offres dynamiques proposent des prix qui changent toutes les heures en fonction de l’évolution des cours de l’électricité sur les marchés de gros. Avec la flambée actuelle sur les marchés à la suite de l’invasion de l’Ukraine, elles peuvent du coup se traduire par de brusques hausses de tarifs pour le consommateur. »

Il s’agit donc d’un élargissement temporaire des offres d’électricité, que les fournisseurs devront proposer dès le 1er juillet 2023 en France.

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